200 000 $ pour des terres rares plus riches et plus vertes

Ressources GéoMégA, qui développe au nord de Lebel-sur-Quévillon le projet de terres rares Montviel, bénéficiera d’un soutien fédéral de 200 000 $ pour développer une technologie unique en son genre destinée à optimiser la récupération des terres rares.

Les experts de GéoMégA ont déjà mis au point une technologie révolutionnaire qui recourt à l’hydroélectricité plutôt qu’aux produits chimiques pour séparer les terres rares et en faire un concentré. Celui-ci permet aussi d’isoler plus facilement les terres rares lourdes – les plus économiquement rentables – par rapport à l’extraction chimique, qui demande des centaines de cycles pour les purifier.

La société montréalaise a depuis transféré ses droits de procédé de séparation à sa filiale Innord. Cette dernière recevra un soutien de 200 000 $ sur deux ans en provenance du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).

L’argent, tout comme le support conseil et technologique du CNRC, aideront Innord à développer un procédé capable de séparer les terres rares mixtes en oxydes de terres rares individuels purs, l’ultime étape du processus qui sera employé à l’usine du projet Montviel. Un financement additionnel d’environ 1 M $ en provenance d’autres partenaires pour les besoins du prototype est attendu dans les prochains mois.

À la fois économique et écologique

Le nouveau procédé fera appel à l’électrophorèse, soit la migration de particules chargées dans un milieu liquide en présence d’un champ électrique.

«Ce procédé de séparation exclusif à Innord détient le potentiel de réduire considérablement les capitaux nécessaires à la construction d’usines de séparation de terres rares par rapport aux techniques conventionnelles, a fait valoir GéoMégA. Il pourra aussi optimiser la récupération des terres rares et, par conséquent, améliorer la performance environnementale des opérations.»

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