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Le Québec est le chouchou de l'industrie minière 0

Sylvain Martin
L'industrie minière désigne le Québec comme l'endroit le plus propice pour y faire de l'exploration et de l'exploitation minière. Toutefois, l'industrie devra s'adapter aux nouvelles réalités apportées par le gouvernement québécois et les Cris.

L'industrie minière désigne le Québec comme l'endroit le plus propice pour y faire de l'exploration et de l'exploitation minière. Toutefois, l'industrie devra s'adapter aux nouvelles réalités apportées par le gouvernement québécois et les Cris.

Pour la 3ième année consécutive, le Québec est le meilleur endroit du monde pour l'exploration et l'investissement pour l'industrie minière. Mais la nouvelle approche au niveau du nouveau projet de loi sur les mines du gouvernement Charest et des nouvelles mesures dans le dernier budget provincial et la volonté des Cris de se doter d'une politique sur le développement minier sur leur territoire risquent de changer la donne.

Pour le moment, le Québec devance 71 autres pays, états fédérés. Le Canada y fait aussi belle figure comme le démontre la présence de 5 provinces canadiennes dans le top 10. L'Ontario se retrouve en 22ième position.

Les points forts du Québec sont la qualité de sa base de données géologiques et la fiscalité. Les points faibles demeurent l'accès au territoire et les relations avec les autochtones.

Réactions négatives face aux changements

L'industrie minière a été refroidie par les nouvelles mesures gouvernementales. Le projet de loi 79 qui vise à stimuler l'exploration et à renforcer le cadre réglementaire environnement et la hausse des redevances minières de 12 à 16 % avec l'ajout qu'une série d'autres changements fiscaux qui rendront plus onéreux le régime des droits miniers,

font grincher des dents de nombreux joueurs du monde minier. Fred McMahon, vice-président de la recherche internationale de l'Institut Fraser, a souligné que Québec a pris l'industrie minière au dépourvu au moment du budget. « Or, cela pourrait créer de l'incertitude chez les investisseurs miniers, » soutient-il. « Car c'est la stabilité et la prévisibilité qui font la force des endroits les plus attrayants pour l'industrie. »

Le ministre délégué des Ressources naturelles et de la Faune, Serge Simard, s'est fait rassurant sur la question de la stabilité.

Les Cris veulent encadrer

Les Cris de leur côté ont élaboré une politique sur le développement minier de leur territoire. Il devenait essentiel, pour eux, que tout le monde travaille avec les mêmes critères et attentes. Leur implication dans ce dossier n'est pas pour surmultiplier les lois et règlements, mais d'enchâsser la protection de leur identité, leurs droits et leurs terres. Ceux-ci ont basé leur politique du développement minier sur 3 piliers fondamentaux. Les Cris sont d'accord pour promouvoir et encourager le développement minier dans un esprit de développement durable et comme levier pour le développement social et économique de leurs communautés. Du même coup, ils demandent que toutes les phases d'un développement minier soient soumises à une étude d'impact environnementale. Finalement, ils demandent une collaboration des entreprises minières et une transparence dans les processus d'exploration et d'exploitation minières.

Cette politique, selon les Cris, ne doit pas être perçu comme un frein, mais plutôt comme une balise qui assure une confiance et une compréhension mutuelles entre les Cris, le gouvernement québécois et l'industrie minière.