À deux, c’est mieux!

À deux, c’est mieux!

Les séries de la Coupe Stanley, dans le passé, nous ont amené quelques héros masqués qui ont marqué l’histoire.

Ce printemps-ci semble nous amener un scénario différent.  Parmi toutes les équipes ayant participé aux séries jusqu’à maintenant, sept d’entre elles ont dû utiliser leurs deux gardiens. Difficile de savoir s’il s’agit d’un record, mais à tout le moins, c’est une nouvelle tendance.

Cinq équipes ont fait confiance à un seul gardien, qu’elles aient été éliminées en première ou deuxième ronde, ou les 4 dernières figurant dans le carré d’as.

Martin Jones, des Sharks de San Jose, semble être l’homme de fer de ces séries. Jones, au moment d’écrire ces lignes, avait 16 départs. Il était de tous les matchs! Le gardien des Sharks représente actuellement celui qui démontre le jeu le plus stable depuis le début des séries.

Trois gardiens vedettes éliminés dans les rondes précédentes, soit les Riine, Holtby et Quick, avaient commencé tous les matchs.

Les Blues de St-Louis, encore dans la course, ont fait confiance à Brian Elliot jusqu’à la demi-finale. Bryan Allen semble prendre la relève et il pourrait être celui qui replacera les Blues. Même un gardien vedette comme Henrik Lundqvist, des Rangers de New York, habitué de ne pas laisser de place à son auxiliaire en séries, a failli à la tâche. Les Rangers ont ainsi utilisé Antti Raanta et se sont empressés de prolonger son contrat après leur élimination.

Souvenons-nous l’an dernier que Corey Crawford, des Blackhawks de Chicago, avait eu besoin de Scott Darling, son adjoint, pour donner le ton en début de séries.

Les blessures ont aussi frappé fort chez les hommes masqués cette année. Le cas le plus lourd semble être celui de Ben Bishop, blessé à la jambe, ce qui a forcé l’entraîneur Jon Cooper à envoyer le très talentueux, mais peu expérimenté, Vasilevskiy, pour essayer de se rendre jusqu’à la finale.

Chez les Penguins de Pittsburg, malgré une centaine de matchs d’expérience en séries et une bague de la Coupe, Marc-André Fleury, avant le match numéro 5, a dû patienter derrière le jeune gardien Murray. L’inexpérience, d’ailleurs, de Murray, semble laisser entrevoir qu’il aurait atteint ses limites. Une nouvelle fois, les Penguins devraient bien devoir utiliser Fleury, qui était quand même leur numéro un avant l’émergence de Murray, pour tenter de remporter une autre Coupe.

Chez le Canadien, pendant ce temps, la dernière saison marquée par la blessure de Price et son absence pour plus des deux tiers de l’année, nous a permis avant même le début des séries, de réaliser qu’à deux, c’est mieux.

L’obligation à laquelle Marc Bergevin a dû se rendre, c’est-à-dire surutiliser Mike Condon, un gardien recru, pour pallier la perte de la grande vedette du Canadien, nous permet aussi de croire qu’à l’instar de quelques équipes encore en vie en séries, le Canadien devrait bien devoir utiliser quelques fois Mike Condon en séries.

La tendance est forte et elle semble maintenant installée.

Les équipes qui auront la chance d’avoir un numéro un solide et un numéro 2 capable de stabiliser le jeu de l’équipe seront celles qui s’en sortiront le mieux. La valeur des gardiens, que ce soit un numéro un ou un numéro deux de premier plan, est devenue inestimable. La parité entre les équipes est telle qu’une formation jouant devant ses partisans ne peut plus être avantagée quand elle entame un match décisif. Ça se décide au centimètre. C’est la réalité avec laquelle les directeurs généraux devront composer. Malgré un plafond salarial restrictif, ils devront faire en sorte maintenant de pouvoir insérer deux bons gardiens sur la liste de paie.

Ceux qui auront la prévoyance de repêcher et de développer adéquatement de jeunes gardiens ne seront pas pris au dépourvu.

L’or au Canada

La formation canadienne dirigée par l’entraîneur Bill Peters (coach des Hurricanes de la Caroline) a presque tout écrasé sur son passage. L’équipe n’a subi qu’une seule défaite lors de ce tournoi.

Sur la terre de l’équipe russe, les Canadiens ont récolté avec panache une médaille d’or. Peu connu par les amateurs du Québec, l’entraîneur Bill Peters, un ancien étroit collaborateur de Mike Babcock, a établi sa crédibilité. À la tête d’une équipe moribonde menée par un gardien de but usé, Cam Ward, et un capitaine, Erik Staal, qui a beaucoup ralenti, Peters ne se fait pas justice. Mais au Championnat du monde, à la tête d’une équipe jeune, mais peu expérimentée, il a conduit le Canada à la victoire.

Devant lui, les Derek Brassard, Brad Marchand et Matt Duchene ont joué du gros hockey. Devant le filet, le gardien Cam Talbot – celui sur lequel les Oilers comptent pour atteindre la terre promise – a eu un parcours sans faille. Ses statistiques et la régularité de ses performances sont dignes de mention.

Dans le passé, une médaille d’or au Championnat du monde senior était un boni amusant pour les amateurs de hockey au Canada. Sans comparer cette victoire à une médaille d’or olympique, ou encore une Coupe Stanley, reste que Hockey Canada accorde maintenant l’importance que mérite cette compétition printanière. Ce n’est plus le tournoi des perdants.

Sur le plan individuel, deux des plus grandes vedettes du prochain repêchage se sont mises en évidence. L’Américain Auston Matthews a démontré sa touche et son flair offensifs innés. Les raisons qui font de lui un joueur d’exception. Peut-être un peu inattendu, le Finlandais Patrik Laine, à 18 ans, est, avec Matthews, le meilleur pointeur de ce tournoi. Deux joueurs qui ont fait partie du Championnat mondial de hockey junior dans la même année.

Il se trouve maintenant des hommes de hockey de la LNH, qui ont suivi le Championnat du monde, qui ne sont plus tout à fait convaincus qu’Auston Matthews sera le choix des Maple Leafs. Même si l’équipe torontoise semble avoir un faible pour Matthews, Laine a démontré ses qualités indéniables de passeur et de leader dans la défaite face au Canada lors de la grande finale.

Une chose est sûre, Matthews et Laine seront des gagnants. Les Jets et les Maple Leafs auront la chance chacun de sélectionner un joueur d’exception.

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