Absence chronique : La Ville veut mettre fin au lien d’emploi d’un employé

Absence chronique : La Ville veut mettre fin au lien d’emploi d’un employé

Un dossier plutôt inusité à attirer plusieurs employés municipaux à la séance de conseil du mois d’aout. C’est que les membres du conseil s’apprêtent à mettre fin à un lien d’emploi avec une personne qui avait un taux d’absentéisme anormalement élevé selon la direction générale de la Ville.

Dans les faits exposés à l’intérieur de la résolution, les chiffres sont impressionnants. L’employé 70-0108 a un taux d’absentéisme de 36 % au cours des 17,5 dernières années de service, soient 1 584 jours d’absence et, particulièrement, un taux de 45% au cours des 54 derniers mois, soit 539 jours d’absence. Sur une période de 12 mois, l’employé cumule plus de 26 semaines d’absence. Le conseil a donc considéré que cet employé ne respecte pas ses obligations en matière d’assiduité au travail et qu’il porte préjudice à la Ville de Chibougamau par ses absences chroniques.  Dans le but de garder la confidentialité de l’employé aucun détail ni circonstance ne sont divulgués à la presse.

Rencontre à venir

Le président local du syndicat des employés de la Ville de Chibougamau, Jasmin Girard, ainsi que plusieurs employés étaient présents. Le responsable local aurait bien voulu discuter du dossier en public à la séance du conseil, mais la mairesse Manon Cyr n’a pas voulu discuter de ce cas particulier sur la place publique. Cependant l’administration municipale s’est dite ouverte à une rencontre avec le syndicat et l’employé en question pour voir s’il n’y aurait pas moyen de trouver un terrain d’entente au litige. D’ailleurs, à l’origine, la fin d’emploi du matricule 70-0108 était prévue pour le 1 septembre mais elle a plutôt été reportée au 1 octobre afin de permette des négociations entre les deux parties avec la date de non-retour.

Une dame a pris aussi la parole en demandant au conseil s’il congédierait un employé pris avec le cancer qui s’absenterait sur une longue période pour ses traitements. La réponse a été non. La mairesse a dit que la Ville a toujours supporté ses employés et respecté les avis médicaux sans faire d’expertise à moins d’un cas particulier. Elle a rajouté que le dossier 70-0108 était, lui, particulier.

Le journal a rencontré en fin de séance le matricule 70-0108 qui était présent lors de la séance du conseil. La personne ne désire pas pour l’instant rendre publique son histoire mais, dans un avenir rapproché, la personne concernée serait prête à mettre la population au courant.