BAPE sur l’uranium: une facture potentielle de 190 M $

Si Québec devait suivre les recommandations du BAPE sur la filière uranifère et refuser jusqu’à nouvel ordre tout projet de mine, cela pourrait se traduire par une facture de 190 M $.

C’est le montant que lui réclame Ressources Strateco à la Cour supérieure du Québec, à la suite d’une poursuite intentée en décembre 2014. Sous le gouvernement Charest, son projet de mine d’uranium Matoush, à 275 km au nord de Chibougamau, avait en effet reçu près d’une trentaine d’autorisations en l’espace de quelques années. Il ne lui manquait que l’aval du ministère de l’Environnement.

Les libéraux, puis les péquistes après l’élection de 2012, avaient même brandi le projet Matoush à plusieurs reprises auprès des tribunes économiques internationales pour mettre en valeur le potentiel uranifère du Québec.

Changement de cap

Or, en mars 2013, le gouvernement Marois a changé de cap pour imposer un moratoire sur l’uranium. Puis, en novembre de la même année, le ministère de l’Environnement a refusé d’accorder l’ultime certificat d’autorisation, plaidant l’absence d’acceptabilité sociale auprès de certains Cris. Quelques mois plus tard, au printemps 2014 et avec un nouveau gouvernement libéral, le BAPE amorçait ses travaux sur la filière uranifère.

Depuis, Strateco a dû fermer le camp Matoush et s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Le montant que la société réclame au gouvernement comprend 146,4 M $ en remboursement des investissements et dépenses effectués dans le projet Matoush ainsi que 43,6 M $ en dommages et indemnités.

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