Chibougamau a déposé son mémoire au Comex

Chibougamau a déposé son mémoire au Comex

Lors de la visite du comité du COMEX, le 3 décembre.

Crédit photo : Archives

La Ville a rendu public le mémoire qu’elle a déposé au Comité d’examen (COMEX) au sujet des modifications du projet de Métaux BlackRock. Lors de la visite du comité du COMEX, le 3 décembre dernier à Chibougamau, la mairesse Manon Cyr avait pris la parole sans déposer de mémoire. Elle avait mentionné que celui-ci serait déposé un peu plus tard au comité.

Appui de la Ville

D’entrée de jeu, il faut se rappeler que le COMEX s’était déjà penché en 2013 sur le projet de Métaux BlackRock et avait donné son aval à celui-ci. Cette seconde audience a été jugée nécessaire pour donner suite aux modifications importantes que la minière a apportées à son projet.

La Ville, dans son mémoire, constate des éléments positifs en regard des modifications apportées au projet initial notamment au sujet des eaux usées, le retrait de l’utilisation du lac Denis, l’abandon de l’établissement du camp sur le site pour la durée de la construction et l’augmentation de la durée de la mine. Elle mentionne et salue également le travail au sujet des différents partenaires régionaux avec l’entente de collaboration régionale. L’administration de Mme Cyr est consciente que le projet aura un impact positif sur la communauté et la région. Mais la Municipalité qui recevra la minière sur son territoire est claire : elle appuie le projet, mais le transport du concentré devra se faire à partir du site minier et par chemin de fer. La Ville entend même appuyer l’entreprise dans sa recherche de financement pour la construction de la ligne de chemin de fer initialement prévue dans le projet, mais qui n’est pas dans les plans de financement actuellement.

Chemin de fer

La Ville s’était opposée au transport routier du concentré de la mine jusqu’à l’usine de transformation à Saguenay par camion avant la conclusion d’une entente de transport. Elle a d’ailleurs salué dans son mémoire l’entente qu’a conclue la minière pour le transport par voie ferrée de son concentré. Cependant, elle est encore contre l’idée de faire un site de transbordement près de la voie ferrée actuelle dans le secteur de l’ancienne scierie Gagnon ce qui obligerait le transport par camion hors route du concentré sur une distance d’environ 26 km.