Du sans fil souterrain pour améliorer la sécurité des mines

Du sans fil souterrain pour améliorer la sécurité des mines

Un professeur de l’UQAT disposera de 204 000 $ sur trois ans pour mettre au point un système de communications souterraines destiné à améliorer la sécurité des travailleurs miniers.

Mourad Nedil, professeur-chercheur au Laboratoire de recherche Télébec en communications souterraines (LRTCS) de l’UQAT recevra cette somme de l’organisme Prompt – Financement de la recherche et développement en technologies de l’information et des communications et par des partenariats avec Télébec-Bell Alliant, Agnico Eagle et MPB Communication.

Les travaux de M. Nedil, qui sera épaulé par deux étudiants de deuxième et troisième cycles et d’un chercheur postdoctoral au LRTCS, viseront à développer un système de communication souterrain sans fil à haut débit pour les mines à une fréquence de 60 GHz. À titre comparatif, la fréquence habituellement employée pour les signaux WiFi oscille entre 2,5 et 5 GHz.

Plusieurs problèmes

Un des principaux problèmes rattachés à la communication sans fil réside dans l’atténuation du signal par un obstacle. Cette communication devient donc très difficile à établir dans des milieux aussi confinés qu’une mine, où la distance entre les niveaux et l’épaisseur de la roche qui sépare les galeries peuvent rendre le signal difficile à décoder, voire carrément en empêcher la transmission.

Technologie de pointe

Mourad Nedil et son équipe ont donc convenu d’employer un système MiMo (entrées multiples / sorties multiples). La différence majeure entre ce système et une liaison WiFi, c’est que là où cette dernière n’utilise qu’une seule antenne au niveau de l’émetteur et du récepteur, le MiMo en utilise plusieurs.

Le MiMo peut être employé de trois manières. Il permet d’abord de transmettre simultanément un même message sur différentes antennes. On peut aussi l’utiliser pour découper le message en sous-messages, qui sont ensuite transmis en simultané sur chacune des antennes d’émission. Les signaux reçus sur les antennes de réception sont ensuite réassemblés pour recomposer le message d’origine. Enfin, en ciblant le récepteur visé, il peut étendre la couverture radio tout en limitant les interférences.

Combiné à une technologie de cristaux liquides polymères, ce système devrait permettre d’améliorer la transmission des signaux sonores et vidéo et de favoriser l’opération à distance d’équipements ainsi que la géolocalisation et le suivi du personnel partout sur le site d’une mine.

Laisser un commentaire