Effet positif inattendu du ralentissement minier

Le ralentissement que vit le secteur minier québécois a eu un effet positif inattendu, alors que la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise lors des travaux d’acquisition de connaissances géoscientifiques a diminué au cours de la dernière année.

Chaque année, le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) procède à divers travaux dans des endroits stratégiques du Québec afin de cibler des secteurs qui pourraient se révéler propices à l’exploration minière. La qualité de cette base de données est d’ailleurs reconnue dans le monde.

Or, ces travaux nécessitent beaucoup de déplacements sur un large territoire souvent isolé, et ce, autant par hélicoptère ou par avion que par camion, VTT ou bateau. De plus, certains équipements au sol nécessitent une alimentation électrique assurée par des génératrices. Celles-ci consomment beaucoup de carburant.

Le Comité sur le développement durable (CDD) de la Direction générale de Géologie Québec a donc créé un outil pour calculer les émissions de GES émises lors de ces travaux. L’outil comptabilise les trois principaux GES, soit le dioxyde de carbone (CO), le méthane (CH) et l’oxyde nitreux (NO). Le résultat est ensuite présenté en équivalent CO.

Réduction de 34,6 %

L’utilisation de cette méthode de calcul a permis d’établir un bilan pour l’année 2014-2015 et de suivre l’évolution des émissions pour les projets réalisés depuis 2012. Il est ainsi apparu que les émissions de GES comptabilisées en 2014-2015 avaient diminué de 34,6 % par rapport aux périodes 2013-2014 et 2012-2013.

«Cette diminution est en partie attribuable au nombre moins élevé de travaux effectués sur le terrain au cours de la dernière année», a reconnu le MERN. Par contre, des changements concrets dans les pratiques des équipes ont aussi joué un rôle. Le MERN cite notamment le recyclage plus systématique, l’utilisation de savons biodégradables, la diminution du nombre d’impressions de rapports sur papier et l’utilisation de piles rechargeables par ses équipes.

L’examen des émissions de GES de chaque projet sur le terrain permettra aussi au CDD de déterminer quelles mesures pourront être mises en place pour améliorer leur réduction de façon continue.

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