Inferno : sauver le monde grâce à Dante

Inferno : sauver le monde grâce à Dante

Après de Vinci et Michel-Ange, c’est au tour de Dante de nourrir le récit des aventures de Robert Langdon. Mais l’adaptation cinématographique du troisième roman de la série écrite par Dan Brown manque d’affect, un peu comme si on regardait un tableau devant lequel rien ne nous émeut.

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Et si on additionne la mauvaise performance de Tom Hanks, l’intrigue qui manque de corps et les dialogues à saveur éducative sur l’histoire de l’art, on ne peut que donner raison aux sceptiques.

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Peut-être est-ce que l’absence de secte secrète, qui éveillait le mystère, pour être remplacée par des organisations mondiales soustrait une part d’imaginaire occulte au récit.

Récit

Autrefois aux prises avec les puissances secrètes de l’Opus Dei et des Illuminati, Robert Langdon se retrouve cette fois-ci pourchassé par l’Organisation mondiale de la santé à la suite de son évasion d’un hôpital à Florence. Ayant été victime d’une tentative d’assassinat, le professeur en symbole religieux de l’Université d’Harvard à Cambridge est incapable de se souvenir des événements précédant son réveil.

Incapable également de savoir pourquoi il se réveille en Italie alors que ses derniers souvenirs se déroulent à Chicago, Robert Langdon n’a d’autre choix que celui de s’appuyer sur la docteure Sienna Brooks (Felicity Jones) avec qui il a pris la fuite.

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Ensemble, ils devront trouver l’emplacement tenu secret de cette arme avant que celle-ci n’explose et fasse renaître un dérivé de la peste noire.

Visuel

Avec un budget de 75 M$, la superproduction produite par Imagine Entertainment se veut un divertissement pur et dur. Les énigmes faciles à deviner pour quiconque connaît un tant soit peu l’œuvre de Dante défilent comme la pause-café du journal du dimanche ou un quiz littéraire sur le Web.

Les images magnifiquement filmées regorgent des plus beaux tableaux, des châteaux ancestraux et des paysages romanesques de l’Italie. La chasse à l’homme dans le Palazzo Vecchio, ce palais vieux de 700 ans transformé aujourd’hui en musée, est en soi une belle carte de visite.

Mais cette beauté ne réussit pas à étourdir suffisamment pour camoufler le fait que l’action, même si elle défile à une vitesse essoufflante, est loin d’être enlevante et tout à fait prévisible.

Acteurs

Il y a quelque chose de terne dans la performance efficace, mais sans plus, de Tom Hanks. L’acteur manque visiblement d’entrain. Est-ce le scénario adapté du roman par David Koepp et Dan Brown ou l’essoufflement même du personnage qui présente à l’écran un professeur moins captivant que les précédents?

Autour de lui, Felicity Jones, Omar Sy et Sidse Babett Knudsen offrent une performance respectable, même si l’étoile du match revient à Irrfan Khan qui a la chance d’interpréter le propriétaire d’une mystérieuse firme de sécurité plus complexe que les autres personnages.

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