La mine Vezza va renaître

Silencieuse depuis octobre 2013, la mine Vezza, située à 25 km au sud de Matagami, reprendra du service. Un jugement de la Cour supérieure du Québec a en effet autorisé la vente des actifs, détenus jusqu’alors par Mines Aurbec, à Entrepreneur minier Promec.

Rendue le 27 août par la juge France Bergeron, cette décision fait suite à une requête pour l’exercice d’un recours hypothécaire de prise en paiement déposé le 27 mars par Entrepreneur minier Promec, à la suite de la faillite d’Aurbec (voir autre texte).

Ce jugement déclare l’entreprise valdorienne propriétaire du bail minier du projet Vezza, d’une superficie de 158 074 hectares, et de toutes les installations de surface et souterraines qu’on y retrouve. La vente comprend aussi 551,27 hectares de claims miniers. Elle exclut cependant tous les actifs relatifs à la mine Géant Dormant.

Relancer les opérations de la mine

«Il y a encore de l’or à Vezza, a commenté le directeur général d’Entrepreneur minier Promec, Jos Deschenes. Nous sommes d’ailleurs en train de préparer le redémarrage du treuil et la réinstallation de certains équipements. Une équipe d’une dizaine d’employés procède en ce moment à des vérifications électriques et mécaniques.»

Ces démarches ont pour but un objectif très clair, a indiqué M. Deschenes: relancer les opérations de la mine. «Il est cependant trop tôt pour dire si nous allons procéder seuls ou avec un partenaire, ni quand les installations reprendront officiellement du service, ni le nombre de personnes qui y travailleront. Tous les détails seront communiqués dans quelques semaines», a-t-il fait savoir.

Fort potentiel

Le projet Vezza a été repris par Aurbec, une filiale de Minéraux Maudore, après que cette dernière l’ait racheté, en mars 2013, de North American Palladium. Les premières coulées d’or ont eu lieu quelques semaines plus tard. Lors du redémarrage, Maudore avait évalué à 395 530 onces d’or les ressources globales du projet. Au moment de sa fermeture, en octobre 2013, la mine avait produit 9879 onces d’or à partir de 80 000 tonnes de minerai.

«Une chose est certaine, tout redémarrage d’un projet de cette envergure sera une excellente nouvelle pour l’économie de la région», a fait valoir Jos Deschenes.

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