Les maux des mots, numéro spécial : Journée de la femme

Les maux des mots, numéro spécial : Journée de la femme

L'Académie française a accepté la féminisation des noms de professions.

Crédit photo : Facebook

Par Anne-Marie Allard

En cette Journée internationale de la femme, pourquoi ne pas s’attarder à la féminisation des titres? Il faut avouer que l’Académie française se fait encore un peu tirer l’oreille. Toutefois, il faudra à cette institution, gardienne de la langue française, se mettre à jour rapidement. Voici donc quelques exemples de féminisation de noms de métiers, de fonctions, de professions… qui existent vraiment.

Exemples :

– L’amirale Tremblay a résolu le problème de la lieutenante Mercier.

– Vous allez rencontrer l’adjointe administrative dans quelques instants.

– Notre nouvelle agente culturelle est une femme formidable.

– Dans ce camp, on a engagé une ou deux bucheronnes*. – Cette boulangère-pâtissière fait des desserts divins. – Vous cherchez l’arpenteuse-géomètre? Elle occupe le bureau avant.

– J’écoute cette série car ma comédienne préférée y joue.

– Nelly est une chauffeuse de camions hors pair. Oups! Aurais-je dû dire une camionneuse? – La députée Leclerc approuve la ministre Leduc.

– La déléguée aux affaires internes est très sévère sur ce point précis.

– J’aime beaucoup travailler avec cette planificatrice.

– L’an dernier, j’ai connu une pomicultrice formidable.

– La petite fille disait à son grand-père : « Un jour, je serai une pêcheuse aussi bonne que toi! »

– Dans ce genre d’intervention, une patrouilleuse est devenue plus qu’essentielle.

– Cette année, c’est une sommelière qui a remporté la compétition.

– Enfin! On a engagé une pompière.

– Le petit garçon cherchait une rime pour aller avec Christine. Il a trouvé la sacristine.

– La rectrice du collège a demandé à vous rencontrer une seconde fois.

– Le comité a statué sur Mireille pour devenir la présidente-directrice générale.

– La rédactrice du magazine est d’accord avec moi : mettons la main sur une nouvelle scriptrice et présentons-la à la réalisatrice.

– La réviseuse est formelle : il y a deux erreurs.

– L’entraineuse* de cette équipe motive très bien ses troupes. – La procureure de la Couronne aura du plain sur la planche.

– Voyez auprès de la quincaillière pour cet article de haute définition.

– La magistrate comblait les attentes de madame la juge.

– La mairesse ne s’en laissera pas imposer.

– J’ai retenu les services de cette avocate, suivant votre conseil.

– Sur l’affiche, on voit une chansonnière derrière une percussionniste.

– Celle qui fait l’élevage des huitres* s’appelle une ostréicultrice selon vous?

– Faites appel à une proviseure pour ce dossier.

– Ma notaire est parfaitement renseignée.

– J’ai sollicité l’aide d’une contractuelle.

– La conseillère municipale sera responsable de ce difficile dossier.

– Cette auteure-compositrice me semble extrêmement douée.

– Marie deviendra la chronométreuse officielle dès jeudi.

– Diane est une chasseuse de têtes très professionnelle.

– Cette chargée de cours se rend facilement disponible.

– J’ai opté pour cette électricienne.

– Demandez à l’experte-comptable ! C’est elle, la spécialiste.

– La grutière n’a pas froid aux yeux.

– À quand une équipe de footballeuses?

– L’officière secondera la metteuse en scène pour ce volet.

– Ma tante était une grande navigatrice.

– Le rabbin était en fait une rabbine.

– La promotrice de ce projet désire vous interpeler.

– Cette prêteuse est aussi une vraie prédatrice.

– Les termes cheffe d’orchestre et cheffe d’antenne sont de plus en plus acceptés.

Les rectifications orthographiques ont été employées pour les mots ornés d’un *. Ainsi les mots « bucheronne » ou « bucheron » peuvent ne plus avoir d’accent circonflexe, de même pour « entraineuse » ou « entraineur » et « huitre ».