Nintendo: Mario Bros et Luigi dans une école primaire de Montréal

Nintendo: Mario Bros et Luigi dans une école primaire de Montréal

L’effet Mario ou comment un courriel à un journaliste se transforme en fête pour 500 enfants.

Journal Métro

« Je me nomme Ian-Clément, j’ai 13 ans et je fréquente l’école Montcalm. Tous les matins, nous lisons votre journal en classe et nous discutons de ce qui a retenu notre attention. Le 31 mars 2016, Nintendo [..] va lancer une application du nom de Miitomo […]. J’espère que vous ferez un article à propos de mon sujet. »

J’ai reçu ce curieux courriel au printemps dernier. Honnêtement, je n’avais pas prévu parler de cette application mobile de Nintendo dans le journal, et ce n’est que quelques heures avant la remise de mon texte que j’ai changé d’idée, principalement à cause de ce message inhabituel.

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« Ça nous permet d’aborder plein de choses importantes pour les jeunes, comme l’environnement, mais aussi de parler de sujets de société, comme l’homosexualité, qui sont parfois tabous à la maison », explique Karine Jean-Bart. Pour cette enseignante en milieu défavorisé, avoir des discussions sur les valeurs et la vie en société est aussi important que les maths et le français.

Quelques jours après la publication de ma chronique, Mme Karine, comme ses élèves l’appellent, m’avait envoyé une photo de Ian-Clément avec l’article entre ses mains. Un grand garçon avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles, visiblement fier de son coup.

Avec sa permission, j’ai transféré la photo à Nintendo, pensant que l’histoire allait s’arrêter là.

D’un merci à une fête pour 500 personnes

L’histoire ne s’est pas arrêtée là. Un premier message de remerciements par la porte-parole de Nintendo Canada s’est transformé en envoi de jeux pour la classe de Ian-Clément, puis en réalisation d’une murale par les élèves pour un événement Nintendo au Cosmodôme de Laval au début de l’été, puis en grande fête pour la rentrée avec les 500 jeunes de l’école vendredi dernier.

« Nous voulons mettre des sourires dans les visages des gens, et aujourd’hui, je me dis mission accomplie! », me confie la porte-parole Julie Gagnon pendant la fête, la larme à l’œil.

« Nintendo a l’habitude de faire des événements pour le grand public, pas d’organiser des fêtes privées pour les élèves, mais c’était rendu vraiment important pour moi », ajoute-t-elle.

Pendant que des enfants mangent des hot-dogs, dansent autour d’une mascotte de Luigi, se font tatouer ou jouent à des jeux vidéo, Ian-Clément Mouamba arrive dans la cour d’école et se fait tout de suite encercler par ses anciens camarades de classe. Celui qui est maintenant au secondaire a eu une permission spéciale pour venir assister à cette fête, qui est aussi un peu la sienne.

Il faut dire que Ian-Clément est un amateur invétéré de l’univers Nintendo, dont il dessine les personnages depuis des années. Son rêve est d’ailleurs d’y travailler un jour. « J’aimerais créer de nouveaux jeux, ou encore faire des dessins animés avec Mario », m’explique le jeune homme, un brin intimidé par toute l’attention qui lui est accordée.

Le temps avance, et la gêne tombe. Au moment de partir, Ian-Clément me retient un instant pour me dire quelque chose. « Ce sont les 25 ans de Sonic cette année, ça serait bien de faire un article sur le sujet ».

Merci, Ian-Clément, je vais regarder ça.

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