Perte de postes : Hydro-Québec répond à Chapais

Perte de postes : Hydro-Québec répond à Chapais

Hydro-Québec a souligné qu’elle emploie pas moins de 65 personnes dans la région.

Crédit photo : Guy Tremblay

Suite à l’article paru dans l’édition du 1 mars où la Ville de Chapais demandait à Hydro-Québec, par voie de résolution lors d’une réunion de son conseil, de ramener des emplois dans la région, Hydro-Québec a voulu apporter quelques précisions par le biais de Richard Simard, conseiller-relation avec le milieu chez Hydro-Québec.

Résident de Chapais

La Ville de Chapais dénonçait le départ d’un employé d’Hydro-Québec, également citoyen de Chapais, au poste de conseiller en activité et milieu éloigné pour la Baie-James vers une région plus au sud. Monsieur Simard souligne que l’employé en question n’était pas un employé de la société d’État, mais un sous- contractant sur un projet de 3 ans. Suite à la fin de ce contrat et à cause de l’évolution du poste qui demandait à cette personne de travailler la majorité de son temps en Abitibi, Hydro-Québec a décidé d’ouvrir un poste permanent basé à Rouyn-Noranda, et ce, pour des « besoins d’efficacité. »

La Ville parle aussi de la restructuration chez TransÉnergie qui a nommé une nouvelle directrice au poste des régions de Saguenay, Abitibi-Témiscamingue et de la Baie-James. Effectivement, selon Monsieur Simard, cette directrice est basée à Québec, toujours pour des raisons d’efficacité, puisqu’elle devra voyager dans les 3 régions. « De plus, la nouvelle directrice, qui travaillera avec les instances des bureaux de Québec, la centralisation lui aidera à mieux couvrir tout son territoire », a-t-il souligné. Ce dernier rajoute que cette restructuration n’a rien changé pour ce qui est de TransÉnergie dans la région.

L’ARBJ interpelle aussi Hydro-Québec

Dans Le Jamésien de février, l’Administration régionale de la Baie- James (ARBJ) demandait aussi à Hydro-Québec de revoir ses pratiques en région. Monsieur Simard mentionne que la société d’État était à l’écoute des municipalités de la Jamésie. Il souligne d’ailleurs qu’une première rencontre avec les maires et responsables de l’ARBJ a eu lieu le 26 octobre dernier et que plusieurs problématiques ont été soulevées, entre autres, l’emploi, les délais d’intervention, la qualité des services et les retombées économiques en région. Une rencontre de suivi est aussi prévue le 30 mars prochain à Matagami alors qu’Hydro-Québec exposera ses pistes de solution sur ces sujets.

D’autre part, le conseiller-relation avec le milieu a mentionné qu’Hydro-Québec emploie pas moins de 65 personnes dans la région et qu’eux aussi, à Hydro-Québec, ne font pas exception et éprouvent des problématiques d’embauche. « Souvent, des emplois doivent être comblés par des gens de l’extérieur à cause du manque de main-d’œuvre spécialisée dans la région. Dans les prochaines années, il y aura des travaux importants de remplacement d’équipements dans la région et nous aurons besoin de beaucoup de main-d’œuvre et notre priorité sera d’engager des gens d’ici. »

Festival du doré Baie-James

Dans sa résolution, la Ville de Chapais mentionnait aussi la coupure de 25% de la commandite attribuée au Festival du doré Baie-James pour la prochaine édition. Selon monsieur Simard, Hydro-Québec a révisé toutes ses commandites de 20 000$ et plus au cours de la dernière année. La conclusion de celle-ci a été de réduire la commandite de 5 000 $. « Hydro-Québec est associé au festival depuis 18 ans et a donné jusqu’à maintenant 350 000 $ en commandite. Nous sommes fiers de nous associer à cet important festival qui obtient d’ailleurs la commandite la plus importante  dans le nord du Québec », a précisé le conseiller.