Pyeongchang 2018 : Vivre Sports30 de l’intérieur

Pyeongchang 2018 : Vivre Sports30 de l’intérieur

Gabriel Bouchard, chroniqueur à La Sentinelle.

Crédit photo : Gracieuseté

(Une chronique de Gabriel Bouchard)

Nous y voilà. Les Jeux olympiques de Pyeongchang ! Honnêtement, j’attendais cet évènement depuis plusieurs mois, puisque je savais que j’allais faire partie de l’équipe de rédaction pour le bulletin Sports30. C’était un défi pour moi de rejoindre cette équipe et j’étais bien heureux lorsque j’ai appris la nouvelle. D’ici là, je me permets de faire une incursion dans la structure de ce groupe pour vous montrer en quoi consiste mon travail pour le mois de février !

Former une équipe d’oiseaux de nuit

La formation de l’équipe qui couvrira les Jeux olympiques pour la salle de nouvelles de Sports 30 commence plusieurs mois avant le début des Jeux. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas tout le monde qui veut absolument travailler sur ces Jeux. La raison ? Des horaires assez atypiques qui savent donner une bonne secousse à notre horloge biologique. Certains ont des familles et des obligations extérieures qui font en sorte qu’une vie normale combinée à ce genre d’horaire peut être dur sur le système.

Je vous entends déjà dire : «Mais quels sont ces horaires atypiques ?» Par exemple, je fais le premier des deux quarts de huit heures pour le bulletin, soit de 19 h 30 jusqu’à quatre heures du matin. L’autre quart, quant à lui, débute à 3 h 30 et se termine à midi. Comme je suis un couche-tard plutôt qu’un lève-tôt, cela m’arrange un peu. Sinon, les Jeux auraient été très longs.

Chaque quart est constitué de quatre personnes. Les deux individus plus expérimentés du groupe sont les rédacteurs. Ils écrivent les textes et choisissent les images qui passeront dans le bulletin. Les deux autres – ce qui est mon cas -, découpent les différents évènements sportifs en séquences. En ce qui a trait à mon équipe, je travaille avec Alex, un collègue avec qui j’ai gradué au cégep, pour le découpage en séquences des différents évènements. Au début de notre quart de travail, nous recevons un horaire des compétitions que nous devrons morceler et chacun s’occupe de ses évènements.
Pour ce qui est des deux rédacteurs rattachés à mon équipe, j’ai eu la chance d’être jumelé à Jean-Luc Legendre, que l’on connait bien pour ses couvertures des différents galas de boxe, ainsi que Yannick Plante, qui est l’un des lecteurs de nouvelles de RDS. Ce sont deux personnes avec qui j’aime travailler dans la vie de tous les jours et je sais que les Jeux seront agréables à regarder avec ces trois personnes. Même si notre travail se limite aux découpages en séquences, moi et Alex sommes capables d’aider Jean-Luc et Yannick si le temps leur manque pour rendre les résumés des compétitions à temps. De plus, nous sommes aussi là pour conseiller nos deux rédacteurs si l’on voit des images ou des manœuvres qui pourraient être utiles pour le bulletin. On cherche à la fois les bonnes performances, mais aussi les bonnes histoires. Ainsi, nous pouvons mieux faire vivre les Jeux aux gens, même s’il ne s’agit que d’un résumé.

Beaucoup de plaisirs, peu d’images

Bien que le Réseau des sports soit la chaine spécialisée officielle des Jeux olympiques de Pyeongchang au Québec, nous devons tout de même suivre les directives du Comité international olympique et de l’OBS, soit la Société de télédiffusion olympique. Même si les compétitions sont diffusées sur notre chaine, nous n’avons droit qu’à un nombre limité d’images de rediffusion pour le bulletin. C’est pourquoi nous utilisons, dans certains cas, des photos que nous animons. Les droits de réutilisation sont non seulement plus abordables avec les photos, mais celles-ci nous offrent une meilleure flexibilité.

Pourquoi une flexibilité ? C’est que ce droit de rediffusion des images olympiques n’est accordé par le CIO que pour la période des Jeux. Ainsi, le lendemain des Jeux olympiques, plus personne n’a le droit d’utiliser ces images, à moins d’être prêts à payer la faramineuse facture pour ces droits.

La semaine prochaine

À compter de la semaine prochaine, j’analyserai pour vous les différentes performances de nos athlètes pour cette première semaine des Jeux de PyeongChang.

D’ici là, bonne période olympique !