La région Nord-du-Québec serait la plus prometteuse de l’industrie minière

La région Nord-du-Québec serait la plus prometteuse de l’industrie minière

Dump truck in the open pit mine

Crédit photo : Deposit photos

La semaine dernière, la Table jamésienne de concertation minière(TJCM) a présenté les faits saillants de l’Estimation des besoins de main-d’œuvre du secteur minier au Québec 2017-2021 avec tendance 2027.

Selon cette étude, ce n’est pas moins de 6 648 postes qui seront à combler dans l’industrie au cours des prochaines années. De ce nombre, 3 331 postes seront situés dans la région du Nord-du-Québec et représenteront la moitié des emplois miniers au Québec. Cette statistique est expliquée par le haut taux de roulement de la main-d’œuvre minière dans la région qui se situe, selon l’étude, à 9.5%.

D’ailleurs, le directeur général de TJCM, Régis Simard, mentionne que l’industrie minière de la région devra se questionner sérieusement pour contrer le taux de roulement de personnel qui se veut déjà un problème pour plusieurs minières en opération. Le DG de TJCM a même mentionné que l’étude ne tient pas compte du taux de roulement entre les compagnies minières, mais seulement  de ceux qui quittent le domaine.  Cela signifie que les employés qui passent d’une minière du Nord-du-Québec pour aller travailler dans une autre mine au sud, ne sont pas comptabilisés. Cette réalité, qui est très présente, vient augmenter le manque de personnel pour les minières qui opèrent plus au nord.

Formation professionnelle

Selon l’étude, la majorité des emplois, soit 66% ou 4 360 emplois, exigeront un diplôme d’études professionnelles, 13% une formation collégiale, 14% d’autre exigences et 7% une formation universitaire. Au niveau des diplômes professionnels, ce sont les foreurs pour la sécurisation des galeries et cheminées qui seront les plus en demande. Puis ce sont les foreurs à longs trous et les opérateurs de machineries lourdes. Au collégial, les techniciens miniers et de laboratoire ainsi que ceux en instrumentation seront les plus en vogue. Pour les détenteurs de diplôme universitaire, les professions de géologue, d’ingénieur minier et d’ingénieur géologue auront la palme. Pour les autres, les postes de concierge et ouvrier d’entretien ainsi que les manœuvres seront aussi très convoités.

L’étude réalisée par le TJCM se veut beaucoup plus complète que ce qu’il nous est possible de vous démontrer. Elle est d’ailleurs disponible sur le Web au www.explorelesmines.com.