Vive le hockey joué par les meilleurs!

Vive le hockey joué par les meilleurs!

Il me fait grand plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle saison. J’espère que vous avez tous passé un bel été à réfléchir sur les raisons qui ont conduit le Canadien à échanger P.K…. et à espérer le retour de vos Glorieux parmi les équipes compétitives de la Ligue.

Mais laissons le CH de côté pour s’attarder sur l’événement qui retient l’attention, la Coupe du monde de hockey.

Les 35-55 amateurs de hockey ont tous un souvenir impérissable de ce que furent les Coupes Canada. Ces grands duels épiques entre l’Armée rouge et les joueurs étoiles canadiens. Qui ne se souvient pas des buts de Mike Bossy, Yvan Cournoyer ou encore de ce classique où Wayne Gretzky et Mario Lemieux battaient les Russes?

Après quelques présences aux Jeux olympiques, la LNH a mis sur pied son propre tournoi, visant principalement à ne plus partager les revenus de cet événement avec quelques fédérations sportives de ce monde.

L’intensité y sera. D’ailleurs, les deux matchs préparatoires entre les Canadiens et les Américains nous en ont donné un bref aperçu. La beauté est que les Finlandais et les Suédois se détestent toujours et que la République Tchèque rêve toujours autant de battre la Russie. Au fond, la recette à succès sera la même qu’aux Jeux Olympiques. La fierté nationale! La LNH mise sur les émotions générées par le patriotisme chez les amateurs pour faire de cet événement un succès.

Une nouveauté : un nouveau tournoi à la différence des Jeux olympiques, nous amène deux nouvelles équipes auxquelles il est difficile d’attacher un hymne national. L’équipe Europe regroupant des joueurs de la France, de la Slovénie, de la Slovaquie, de l’Allemagne et de la Suisse, bref toutes ces nations qui, en raison du manque de joueurs élites, n’arrivent pas à monter une équipe assez compétitive pour menacer le trône des grandes nations de hockey.

 

Autre nouveauté : les jeunes de moins de 23 ans, qu’on appelle l’équipe Amérique du Nord. Une trouvaille de la LNH pour pouvoir réunir les McDavid, Matthews, Mackinnon et compagnie, des jeunes qui sont devenus rapidement des « crowd pleasers », et de leur permettre de participer au tournoi pour profiter déjà de leur grande popularité auprès des amateurs. Les jeunes nous ont démontrés qu’ils sont rapides, talentueux et spectaculaires durant les matchs préparatoires, assez pour déclencher un mouvement certain au sein des amateurs.

Mais seront-ils aussi efficaces quand viendra le temps de se mesurer à la Suède, vice-champion olympiques, à la Finlande, champion du monde, ou le Canada, champion olympique à Sotchi et Vancouver. Probablement pas, mais ces jeunes loups permettront à la LNH de récolter des cotes d’écoute plus intéressantes que si on avait intégré la Slovaquie ou la Suisse dans le tournoi.

Ce n’est pas une histoire de hockey, mais de pognon! Pour que l’événement soit un succès télévisuel et financier, on devait trouver une épice pour relever la sauce. Cette épice est cette incroyable mouture de futures vedettes de la LNH. Le timing était parfait, puisque dans quatre ans, Auston Matthews portera les couleurs des États-Unis et Connor McDavid jouera pour le Canada.

Pour notre équipe canadienne, c’est toujours la même chose : l’or ou rien. C’est dans l’ADN de nos joueurs élites canadiens. Lorsqu’on les sélectionne pour les équipes juniors, que ce soit les moins ou plus de 18 ans, nos jeunes élites comprennent rapidement que c’est la victoire ou rien. Même si les autres nations comme la Suède, la Finlande et les Américains représentent aussi des menaces sérieuses, Mike Babcock devra mener son groupe à la victoire. Il l’a dit lors de son point de presse à l’ouverture du camp d’entraînement lundi dernier : « Nos sélections seront remises en questions si nous ne gagnons pas la Coupe du monde. Nos décisions seront torpillées si nous ne sommes pas les champions. C’est comme ça et il faut l’accepter. »

La recette est éprouvée, la réputation du Canada à Sotchi pave la voie au succès cette année. Mais attention, certains ont montré des signes de faiblesse en matchs préparatoires. D’abord Carey Price; il s’est bien battu, mais malgré son talent qu’il n’a pas perdu, ces neuf mois en dehors de la compétition ont été difficiles à cacher.

Par chance, comme on dit chez nous, il y aura Corey Crawford, qui détient deux bagues de la Coupe Stanley, prêt à prendre la relève si Carey n’est pas à point. Dans les deux cas, le Canadien y gagnera. Si Price doit céder sa place à Crawford ou Holtby, le temps passé avec Équipe Canada paiera pour le Tricolore. Dans le cas où Price mènerait le Canada à la victoire, comme il l’a fait à Sotchi en 2014, le Canada y gagnera bien évidemment!

Chez les Américains, la critique fut virulente de la part de l’entraîneur John Tortorella envers le capitaine des Habs, Max Pacioretty. Il est loin d’avoir convaincu les dirigeants de « Team USA » qu’il peut être un joueur d’impact. Heureusement pour lui, il aura le temps de se reprendre. Là aussi, les dirigeants du Canadien bénéficieront des impacts d’un réveil souhaité de Pacioretty à la Coupe du monde.

Une tendance très forte se dessine de plus en plus : la LNH mise maintenant sur le talent et la rapidité. La prochaine Coupe du monde en sera probablement un bel exemple.

Le hockey gagne enfin à promouvoir ces athlètes de haut niveau plutôt qu’à laisser courir les matraqueurs sur la patinoire. La tendance est devenue trop forte pour être renversée, le talent a gagné. Vive le hockey joué par les meilleurs!

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