« C’est encore difficile d’en parler, plus de s’afficher »

Guy Tremblay
« C’est encore difficile d’en parler, plus de s’afficher »
Stéphane Parent, directeur général de la Maison Oxygène Raymond Ross, montre des affiches spécialement conçues contre l’homophobie. (Photo : Guy Tremblay)

Juin est le Mois des fiertés LGBT, c’est le moment où les membres des communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres se rassemblent pour célébrer leur identité. Stéphane Parent, directeur général de la Maison Oxygène Raymond Ross, nous parle de l’importance de souligner la diversité, car il y a encore beaucoup de chemin à faire.

« C’est vrai qu’il y a eu un grand bout de chemin de fait mais, avec ce que nous vivons au quotidien, il reste encore un grand bout de chemin à faire. Nous recevons des hommes qui ont encore peur de se déclarer gais tellement cela a été pénible dans leur vécu au quotidien. Il faut penser aussi que nous avons maintenant des pensionnaires qui sont victimes de violence conjugale de la part d’un autre homme. C’est la réalité avec laquelle nous devons vivre aujourd’hui et bien se préparer à cela », précise Stéphane Parent qui dirige la Maison Oxygène Raymond Ross, un lieu ouvert 24 heures par jour et 7 jours par semaine pour recevoir les hommes en difficulté.

De plus en plus ouvert

Il est évident que la situation a changé, alors qu’il y a encore quelques années, c’était difficile pour un homme de demander de l’aide et encore plus s’il était gai.  « Oui, les hommes sont de plus en plus ouverts à venir demander de l’aide. Cependant, ils vont nous confier que cette acceptation est souvent difficile auprès de la famille, des amis et des collègues de travail. C’est encore plus vrai dans le domaine du sport. »

Stéphane Parent donne un exemple qui porte vraiment à réflexion : « Deux hommes ou deux femmes qui se tiennent par la main attirent encore les regards, n’est-ce pas? »

Plus difficile en région

Il est évident que l’homophobie est encore omniprésente même au Québec. Sur ce sujet, Stéphane Parent apporte un point de vue qui pourrait faire l’objet d’une bonne discussion. « Nous rencontrons des gens qui ont des problèmes à vivre avec leur homosexualité et je dirais que, pour certains, c’est plus difficile en région. Pour pallier à ce problème, certains ont même décidé de quitter la région pour s’établir dans un grand centre où il y a plus d’anonymat. »

 

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