Chibougamau et Chapais ont de la main-d’œuvre pour l’industrie forestière

Chibougamau et Chapais ont de la main-d’œuvre pour l’industrie forestière

L’industrie de la transformation du bois a du fil à retordre pour attirer de la main-d’œuvre dans l’ensemble de la province, à une exception près: Chibougamau et Chapais.

«De manière générale, la province a de la difficulté. On estime que 20 à 30 % des gens qui occupent de hauts postes iront à la retraite d’ici cinq ans», explique Romain Théberge, l’un des architectes d’un nouveau programme du cégep de Saint-Félicien fait sur mesure pour combler les lacunes de l’industrie dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Selon le directeur principal aux affaires publiques et  aux relations gouvernementales chez Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, ce manque à combler représente environ 1000 travailleurs.

On peut entendre un tout autre son de cloche chez Chantiers Chibougamau. «On a une belle relève qui va combler les postes à la suite des départs à la retraite. On ne vit pas les mêmes difficultés qu’au Lac Saint-Jean et au Saguenay», indique le porte-parole de Chantiers Chibougamau, Frédéric Verrault.

La situation est similaire chez Barette-Chapais, d’après le directeur des opérations forestières, Michel Deshaies. «Il y a des départs pour la retraite, mais on a de la relève, on peut compter sur la main-d’œuvre locale», soutient-il.

Les deux entreprises de produits forestiers ont cependant la même problématique que tous ces types d’industries. «Le seul défi auquel on fait face est le même partout au Québec et c’est pour combler des postes très ciblés comme ceux de programmateurs informatiques par exemple», croit M. Verrault.

L’ouverture de mines, bien qu’elle ait des retombées dans la région peut aussi être néfaste pour l’industrie forestière, puisqu’elles attirent une partie de la main-d’œuvre à laquelle les scieries n’auront pas accès, estime M. Deshaies.

Le directeur dénote aussi des changements à propos de l’expérience du personnel. «Sur le plancher, par rapport à la technologie, la moyenne d’expérience est plus basse qu’avant. C’est un impact non-négligeable, car l’expérience compte pour beaucoup. Tu peux avoir une bonne machine, mais il faut que tu aies la bonne personne pour la contrôler», signale m. Deshaies.

Chantiers Chibougamau emploie plus ou moins 600 employés à temps plein dans la région, sans compter les ouvriers sous-traitants. Quant à Barette-Chapais, l’entreprise représente environ 500 salariés, sans compter les travailleurs saisonniers.

 

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