Daniel Lavoie connaitra sa sentence au mois de septembre

René Martel
Daniel Lavoie connaitra sa sentence au mois de septembre
(Photo : Pixaby)

Le Chibougamois, Daniel Lavoie, était de retour en cour pour les représentations sur sentence devant la juge Isabelle Boillat après avoir été reconnu coupable, au début d’avril, de possession de cocaïne en vue d’en faire le trafic et de possession simple de cannabis.

L’homme dans la soixantaine avait été arrêté suite à des perquisitions le 28 février 2018 dont une à son commerce sur le boulevard Hamel. Les policiers de la SQ ont saisi près de 20 grammes d’une substance blanche qui s’est avérée être de la cocaïne en plus de matériel nécessaire à la vente de stupéfiants.

Dans sa plaidoirie pour la défense, Me Louis Belliard a voulu rappeler que la quantité de drogue saisie, bien qu’importante, n’était que pour de la consommation personnelle. D’après celui-ci, les autorités n’ont pas réussi à établir la preuve directe que son client avait fait du trafic. Il a bien fait remarquer à la juge que son client était un actif pour la société. En effet, ce dernier étant son propre employeur, l’incarcérer pour une longue période mettrait en péril son entreprise et il n’aurait probablement plus d’emploi à la fin de sa peine. Selon son avocat, le fait que l’accusé ne consomme plus et que ses antécédents, en semblable matière, remontent à 25 ans, ceci doit aussi être pris en considération pour atténuer la peine. Au final, la défense a suggéré plusieurs types de peine dont une peine suspendue avec des travaux communautaires ou une peine discontinue les fins de semaine. Il faut mentionner que, à cause de la nature des accusations, une peine dans la collectivité ne serait pas admissible.

Du côté de la couronne, Me Anne-Julie Guay a soulevé le peu de collaboration de l’accusé lors de sa rencontre présentencielle ainsi que sa déresponsabilisation des faits. Elle a mentionné que le risque de récidive était présent et a aussi mis en doute la thèse de la consommation personnelle. Elle a plutôt allégué que l’accusé avait agi en vue de l’appât du gain et également qu’il aurait dû savoir que ses gestes pourraient avoir des conséquences nuisibles à son entreprise. La couronne a aussi rappelé que la vente de drogue était un fléau bien présent à Chibougamau et que les peines devaient être sévères. Elle suggère donc 9 mois d’incarcération et 3 ans de probation.

Suite à une courte délibération, la juge Boillat a annoncé qu’elle rendrait sa décision le 6 septembre prochain au palais de justice de Roberval. Elle a aussi dit à l’accusé de prendre ses dispositions au sujet de son commerce puisque la peine minimale qu’elle imposera sera de 3 mois d’incarcération ferme, en plus d’une amende pour la possession simple de cannabis.

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