Des émotions en montagnes russes dans le camp Dufour

Par Dominic Chamberland
Des émotions en montagnes russes dans le camp Dufour

Le party était en train de lever solide dans le camp de Pierre Dufour aux élections fédérales de lundi soir, avant de tomber soudainement à plat.

Réunis à L’Escale de Val-d’Or, le candidat libéral et ses partisans ont vécu des émotions en montagnes russes lors de la soirée électorale. En avance par près de 600 votes à un certain moment, M. Dufour semblait en bonne voie de causer la surprise de détrôner Romeo Saganash comme député d’Abitibi – Baie-James – Nunavik – Eeyou. Et l’ambiance commençait à être à la fête dans la place.

Sauf que cette priorité a brusquement diminué de moitié pour ensuite continuer à s’effriter, avant que son adversaire néodémocrate ne prenne l’avance pour ne plus la perdre. C’est alors devenu beaucoup plus tranquille dans la salle. Comme lorsque, au hockey, l’équipe locale échappe une avance de deux buts en troisième période pour se faire battre.

Malgré cette quasi victoire qui s’est transformée en dure défaite, Pierre Dufour gardait la tête haute, se disant très fier de la campagne électorale qu’il a menée avec son équipe. «Nous sommes passés proche! On a fait une campagne dans le style qu’on voulait, avec une nouvelle façon de faire, sans avoir de local électoral, par exemple, a-t-il mentionné.

«Le PLC est parti de 3280 voix dans le comté en 2011 à plus de 10 000 cette année. On peut être contents de cette progression. Alors qu’on repartait en bas de l’échelle, on est venus près de gagner contre un adversaire qui jouit d’une notoriété pour avoir fait une campagne à la chefferie de son parti», a souligné M. Dufour.

Pas de regrets

Pierre Dufour a l’impression d’avoir fait tout ce qu’il fallait avec son équipe en campagne électorale pour sortir vainqueur de cette élection. «On ne peut pas avoir de regrets. On n’a pas de contrôle sur le résultat, puisque ce sont les électeurs qui décident, a-t-il signalé.

«Nous avons été sur le terrain, on a jasé avec le monde et on a fait de vraies annonces pour le comté au lieu de s’en tenir seulement aux lignes de parti. Je félicite M. Saganash pour sa victoire, mais j’ai hâte de voir s’il va réaliser quelque chose de concret pour le milieu ou s’il va voguer sur le fait qu’il n’a pas pris d’engagements précis», a lâché M. Dufour.

Heureux pour son chef

À défaut de faire partie lui-même du gouvernement libéral de Justin Trudeau, Pierre Dufour se réjouit de voir son chef devenir premier ministre du Canada à la tête d’un gouvernement majoritaire.

«C’est très intéressant, car à partir du moment où tu es majoritaire, ça devient davantage possible de réaliser les engagements du parti, a-t-il indiqué. M. Trudeau pourra notamment mettre en place son programme d’infrastructures et améliorer les conditions de vie de la classe moyenne, soit les gens dont le revenu annuel se situe entre 44 000 $ et 125 000 $, a précisé M. Dufour.

«Sans être étonné des résultats au niveau national, je suis surpris de ce qui s’est passé dans certains territoires, comme dans les Maritimes, où notre parti a tout raflé. Ça prouve qu’avec une bonne campagne, c’est faisable. Et notre chef a fait une campagne impeccable. C’était jeune et nouveau genre», a fait valoir Pierre Dufour.

Une boîte mystérieuse

Au moment d’écrire ces lignes, Pierre Dufour et son équipe étudiaient la possibilité de demander une révision concernant une boîte de scrutin. «Nous allons regarder s’il y a lieu de faire quelque chose. On ne comprend pas comment, en l’espace d’une boîte de scrutin, on a baissé de quelques votes pendant que M. Saganash en gagnait 500 d’un seul coup. Ça ne nous semble pas normal», mentionnait M. Dufour dans la nuit de lundi à mardi.

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