Le NDQ connait une accalmie, mais le virus est encore bien présent

René Martel - Initiative de journalisme local
Le NDQ connait une accalmie, mais le virus est encore bien présent
Le Dr Goyer fait remarquer que les gens sont aussi moins malades et que ce phénomène est directement relié à la vaccination. Courtoisie (Photo : Courtoisie)

Le Nord-du-Québec (NDQ), comme le reste de la province, est sur la fin de la septième vague. Du moins, on connait une certaine stabilisation des cas, voire même une diminution. Mais selon le directeur de la santé public du NDQ, le Dr Éric Goyer, il ne faut pas relâcher la vigilance puisque la pandémie, même si elle est moins dans l’actualité de tous les jours est encore bien présente.

Vigilance

Il ne faut pas soustraire le mot COVID de notre vocabulaire, ni le mot pandémie tout suite, nous met en garde le docteur Goyer. La septième vague a elle aussi touché la région; la santé publique a estimé son arrivée officielle au 29 mai dernier. Cette plus récente poussée de cas de COVID-19 aura fait dans la région pas moins de 384 cas confirmés. Toutefois, les autorités savent pertinemment que c’est beaucoup plus, puisque ce n’est pas toutes les personnes atteintes qui ont déclaré avoir contracté le virus. « Nous connaissons présentement une certaine stabilité et même une diminution dans la région, comme au Québec mais, avec la rentrée scolaire et le retour au travail, nous avons une certaine appréhension que le nombre de cas pourrait augmenter un peu plus tard cet automne », appréhende-t-il.

Il faut aussi être prudent quant aux nouvelles du reste de la province sur l’état de la situation parce que, comme les autorités l’ont constaté au printemps, la région réagit environ 2 à 3 semaines plus tard que le reste du Québec. Cependant, cette tendance est moins marquée qu’en début de pandémie selon le docteur Goyer. « Présentement, nous avons quand même de petits nombres de cas, ce qui fait qu’il vient plus difficile de bien voir les tendances parce que c’est très variable, mais on le remarque encore un peu. »

Vaccin bivalent

Le Dr Goyer fait remarquer que les gens sont aussi moins malades et que ce phénomène est directement relié à la vaccination. « Les raisons pourquoi nous voyons moins de personnes sévèrement atteintes par la COVID, c’est directement relié à la vaccination de la population, d’où l’importance des doses de rappels », dit-il. Les normes recommandées pour rafraichir votre immunité à la COVID sont de 5 mois après la dernière dose ou de 3 mois après avoir contacté la maladie.

D’après le docteur Goyer, une autre bonne raison de se faire vacciner est que les gens reçoivent maintenant dans la région le nouveau vaccin « bivalent » qui est maintenant arrivé chez nous. Ce vaccin contient un peu d’ARN du variant Omicron qui va pouvoir aider un peu plus le système immunitaire à reconnaitre les nouveaux variants. Il est disponible partout dans la région à l’exception de Radisson qui devait le recevoir très bientôt. Ce n’est qu’une question de jour selon les autorités.

Situation difficile

Pour ce qui est de la situation dans les établissements du Centre régional de santé et des services sociaux de la Baie-James (CRSSSBJ) « c’est encore difficile et nous venons de connaitre le pire été de notre histoire », confirme la présidente-directrice générale du CRSSSBJ, Nathalie Boisvert.

L’été n’a pas été de tout repos, particulièrement dans les secteurs 24/7 où la situation a été la plus difficile. Les secteurs 24/7 sont les endroits où il doit y avoir des travailleurs en permanence, comme sur les étages, l’urgence et le CHSLD. Tous ces départements ont été suivis par la cellule de crise toute la saison estivale pour réussir à maintenir le service. « Nous avons été obligés de demander du temps supplémentaire obligatoire tout en respectant les préférences de vacances des employés, ce qui a demandé des efforts supplémentaires à ceux qui restaient. Mais nous n’avions pas le choix pour ne pas tomber en bris de service. »

Certains départements ont dû réduire leur opération comme l’imagerie du côté de Chapais qui a été transférée à Chibougamau avec des périodes de rendez-vous réduites, là aussi dû au manque de personnel. En plus du manque de personnel. Les équipes ont dû faire face à trois éclosions de COVID-19 durant cette même période estivale. « Nous avons eu des éclosions en courte durée et au CHSLD Boréal, mais je veux féliciter nos employés qui ont été impeccables. Ils ont fait un travail remarquable pour que les éclosions ne se propagent pas. Ils ont utilisé les bonnes pratiques. Je suis vraiment fière d’eux », soutient la PDG.

La direction du CRSSSBJ prévoit que la situation sera encore difficile au moins jusqu’au début du mois d’octobre alors qu’à ce moment l’état de la situation sera réévalué. « Présentement, nous avons encore du temps supplémentaire et de la main-d’œuvre indépendante. Notre taux d’absentéisme est lui aussi élevé. Nous aurons un constat de la situation dans deux semaines environ alors que la période des vacances sera terminée. Présentement, la situation est au « orange/rouge ».

Mme Boisvert a voulu rappeler à la population que la meilleure façon d’aider les travailleurs de la santé de la région est d’aller se faire vacciner afin de mettre le plus de chances possible de son côté pour être le moins affecté si vous contractez la COVID. Pour prendre rendez-vous, la plateforme Clic Santé est toujours disponible et toutes les informations se trouvent sur le site du CRSSSBJ.

Partager cet article