Les ouvriers du MTQ à Chibougamau se feront voir

La Sentinelle
Les ouvriers du MTQ à Chibougamau se feront voir
Ils veulent rappeler au gouvernement qu'il est temps de négocier.

Les ouvriers de la fonction publique, membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), vont manifester devant les bureaux du ministère des Transports (MTQ) à Chibougamau demain vers 17 h. Les ouvriers veulent dénoncer « l’inaction du gouvernement de la CAQ pour insuffler des mouvements significatifs à la table de négociation. »

« Depuis plus d’un an que nous avons déposé nos demandes et l’employeur ses offres, mais rien n’a réellement bougé. C’est tout à fait inacceptable. Les ouvriers de la fonction publique en ont assez de constater que le gouvernement de la CAQ fasse perdurer inutilement cette négociation », s’indigne Jimmy Tremblay, président régional du SFPQ pour le Saguenay Lac St-Jean – Chibougamau – Charlevoix – Haute Côte Nord.

Selon le syndicat, l’absence de conditions de travail concurrentielles au MTQ a fait en sorte qu’au fil des ans, les ouvriers de la fonction publique quittent pour de meilleurs salaires offerts dans le secteur privé ou les municipalités. « Le retard de la rémunération globale des ouvriers du secteur public québécois par rapport aux autres employeurs publics – les secteurs fédéral, municipal et universitaire ainsi que les sociétés d’État québécoises – s’établit dorénavant à 46 %, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) », fait ressortir le SFPQ.

D’après l’organisation, « cette fuite d’ouvriers vers d’autres employeurs entraine avec elle une expertise précieuse, et les entreprises privées ont alors beau jeu d’exiger des sommes élevées pour exécuter les travaux que le MTQ n’est plus en mesure de réaliser par manque de personnel, d’équipements et de volonté politique. »

Le SFPQ est un syndicat indépendant qui regroupe environ 40 000 membres à travers le Québec, dont quelque 30 000 sont issus de la fonction publique québécoise et répartis comme suit: près de 26000 personnes employées de bureau, techniciennes et techniciens auxquels s’ajoutent environ 4 000 ouvriers et ouvrières travaillant au sein de divers ministères et organismes. Les 10 000 autres membres proviennent du secteur parapublic.

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