Sunday Lake, un camp minier plein de surprises

Par Patrick Rodrigue
Sunday Lake, un camp minier plein de surprises

Si la faille Sunday Lake a retenu l’attention de plusieurs congressistes à Xplor 2015, Ressources Balmoral, elle, n’a pas attention le congrès annuel de l’Association de l’exploration minière du Québec pour s’y intéresser.

Alors que plusieurs conférences portaient sur la géologie du secteur, la société basée à Vancouver s’affaire déjà depuis longtemps à y définir des systèmes aurifères à haute teneur, alors qu’elle y développe près d’une dizaine de projets, comme l’a rappelé son PDG, Darin Wagner.

«Chaque fois que nous découvrons une nouvelle structure minérale, elle est unique par rapport aux autres; c’est très particulier, a-t-il indiqué. Et comme la région demeure peu explorée, même si elle comporte deux zones de déformation qui s’étendent sur près de 120 kilomètres, qui sait ce qu’on pourra encore y mettre à jour?»

Deux actifs majeurs

Les deux actifs sur lesquels Balmoral fonde les plus grands espoirs dans la région sont les propriétés La Martinière et Grasset.

«À La Martinière, notre plus important système aurifère parmi ceux que nous y avons découverts est rendu à 4 km de long par 2 km de large pour des profondeurs allant de 300 à 400 mètres. D’abord centrés sur l’or, nos travaux nous ont permis d’identifier un potentiel de découverte d’un gisement polymétallique, avec la présence de sulfures massifs avec un intervalle très riche en cuivre, zinc, cadmium et tungstène», a détaillé M. Wagner.

À l’est de La Martinière se trouve Grasset, où Balmoral y a trouvé du nickel, du cuivre, du cobalt, du palladium et des éléments du groupe platine à des profondeurs allant de 100 à 500 mètres sous la surface.

«Nos tests métallurgiques ont donné un potentiel intéressant pour produire un concentré de nickel de haute pureté. Ils ont aussi démontré que les résidus d’une éventuelle exploitation ne seraient pas générateurs d’acide», a fait savoir Darin Wagner.

Situées à moins d’une trentaine de kilomètres au nord de l’ancienne mine Selbaie, reste à voir maintenant si les découvertes de Balmoral déboucheront sur des projets concrets et si les résultats de la société attireront d’autres curieux dans le secteur.

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