Un million de dollars pour la faune

Denis Lord, Initiative de journalisme local
Un million de dollars pour la faune
Projet d’aménagement de frayère pour l’omble chevalier au lac Bérard, au Nunavik. (Photo : Miroslav Chum)

La Société Plan Nord injecte un million de dollars pour trois ans dans les actions d’aménagement et de protection des habitats fauniques sur le territoire nordique.

La gestion du nouveau Fonds pour la faune nordique est confiée à la Fondation de la Faune du Québec, qui se chargera de redistribuer et d’attribuer les subsides. L’organisme lui-même investira un montant minimal de 334 000$ pour les années 2020-2023.
La zone géographique à laquelle ce budget est attribué se situe au Nord du 49e parallèle, du fleuve Saint-Laurent et du golfe Saint-Laurent. Une région immense.

« Ça peut paraître peu, concède Anabelle Avery, gestionnaire principale, programmes et développement, à la Fondation de la Faune du Québec. Mais ça nous permet de tripler notre investissement. C’est un bon début. »
La Fondation subventionnait déjà des projets dans le Nord mais elle bénéficie dorénavant d’une enveloppe spécifique pour la région.  » On va pouvoir supporter plus de projets », commente Mme Avery, dont le bureau est situé à Québec.
L’organisme aimerait développer des partenariats qui lui permettraient d’augmenter son enveloppe budgétaire pour la région, qui était déjà couverte par la fondation, mais sans budget spécifique.

Trois créneaux

Les subventions sont destinées aux communautés nordiques, aux municipalités, aux organismes de conservations, de bassins versants, etc. Il peut aussi s’agir d’association de chasseurs, pêcheurs et piégeurs et d’organismes à but non lucratif.
Le fonds pour la faune nordique se subdivise en trois créneaux: Amélioration de la qualité des habitats aquatiques, Agir pour la faune et Faune en danger.

Dans la première catégorie, dans le passé, la Fondation a déjà financé un projet d’aménagement de frayère pour l’omble chevalier au lac Bérard, au Nunavik.

Dans la seconde, il y a déjà eu des aménagements de gravières ou de sablières pour l’aménagement de sites de nidification d’hirondelles, de restauration de milieu humide pour la sauvagine.

Enfin, le dernier créneau touche les espèces menacées ou vulnérables du Québec. Anabelle Avery cite comme exemple de projet finançable l’aménagement d’une ancienne mine pour faciliter l’hibernation des chauves-souris. L’organisme a également subventionné dans le passé l’aménagement d’un étang pour les tortues molles à épines, le maintien d’habitats propices dans les lacs pour le Garrot d’Islande. Le niveau de vulnérabilité de l’espèce fait partie des critères d’évaluation du projet.

La qualité et la faisabilité des projet priment

Pour l’instant, il n’y a pas de limites au financement qu’on peut demander pour un projet, même si la gestionnaire principale observe qu’un demandeur ne doit pas exiger une somme excessive pour un simple plan de conservation.
Les demandeurs peuvent étendre leur demande financière sur deux ans. Cependant, ils doivent investir 20% du budget qu’ils demandent, ce qui ne les empêche pas de trouver du financement connexe auprès de partenaires.
« L’enveloppe budgétaire sera répartie selon la qualité des demandes et la faisabilité des projets », spécifie Annabelle Avery.
Les prochaines échéances pour la présentation de projets sont le 26 avril et le 1er octobre
Le temps de réponse est d’environ deux mois.
Légende: Projet d’aménagement de frayère pour l’omble chevalier au lac Bérard, au Nunavik. (Crédit photo: Miroslav Chum)

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